Destruction mutuelle annoncée: la Troisième guerre mondiale
terrienne
Toute la Troisième guerre mondiale part d'une énigme: pourquoi,
vers 1985, la Chine du Grand Timonier Zhan Yedung se démarque de ses trentes
années de politique pacifiste ? En quelques années, la superpuissance
a calmement établi des "relations particulières" avec
la plupart des pays de l'Asie du Sud-Est. Dans les faits, ces États deviennent
à peine plus que des satellites de la Chine. Une série de conflits
sociaux en Corée du Sud et à Taïwan lui a permis de se poser
en interlocuteur incontournable dans la région. Les USA, plus impliqué
dans les duels d'intimidation avec l'URSS et les conflits locaux centre- et sud-américains,
laisse faire.
1989 (6-97-14)
(3 septembre): La Chine envahit simultanément la Corée
du sud, Taïwan, Hong Kong et rase littéralement le Japon. Dans le
même mouvement, les armées chinoises envahissent Hawaï, puis
les côtes californiennes. Au même moment, les armées d'Union
Soviétique débarquent en Alaska et commencent à descendre
vers le Canada. Conséquence immédiate: début officiel de
la Troisième guerre mondiale.
1990 (6-97-15)
(janvier): Le président américain, John Wayne, laisse
sa place à son successeur, l'ex-général Timothy D. White.
Héros de l'invasion de Cuba en 1986, White est présenté,
au mieux comme un faucon, au pire comme un fou furieux.
(avril): Les forces du Pacte de Varsovie attaquent l'Allemagne de l'Ouest;
les forces armées Européennes s'unifient pour leur défense,
histoire de ne pas se laisser enfoncer sans rien faire.
(juillet): Proclamation en Iran par l'Imam Rashkany d'un Jihad
généralisé contre l'Occident au Proche et Moyen-Orient, ainsi
qu'en Afrique.
(septembre): L'Indonésie et la Malaisie, en proie à de
graves troubles suite au flot des réfugiés, rejoignent le Jihad.
Les réfugiés fuient vers le sud et se heurtent aux forces australiennes.
(décembre): Le front européen se stabilise à moins
de cinquante kilomètres de la frontière française et aux
portes de Zurich.
1991 (6-97-16)
(mars): Le conflit s'étend à toute l'Afrique. Sous l'instigation
du gouvernement sud-africain, les nations d'Afrique s'unissent et s'emploie à
cantonner le Jihad au nord du continent.
(septembre): De graves incidents de frontière forcent l'Inde,
jusqu'alors neutre, à rentrer en conflit avec la Chine. L'armée
indienne entre au Népal, au Tibet et au Bangladesh.
1992 (6-97-17)
(janvier): Alors que partout ailleurs la guerre s'enlise en un statu
quo généralisé, la Chine envahit, apparamment sans raisons
valables, son allié soviétique et prend Moscou en moins de trois
jours. La garnison de Vladivostock parvient à prévenir ses camarades
sur le continent nord-américain et se range aux côtés des
États-Unis. En Europe, la guerre continue mais de plus en plus de dissenssions
apparaissent, entre les troupes au front et les commandants moscovites, à
la solde des Chinois.
(mars): Un second commandement soviétique se crée à
Minsk, en Biélorussie, ajoutant encore à la confusion. Certaines
unités du Pacte de Varsovie commencent à se battre entre elles.
(mai): L'armée américaine arrête la progression
chinoise à Denver, Colorado, au terme d'une des batailles les plus sanglantes
de l'histoire. En Europe, confirmation de déversements bactériochimiques
par les deux belligérants autour du front.
(novembre): Ça ne s'arrange pas: tous les belligérants,
d'un commun et tacite accord, s'échangent quelques discrets projectiles
nucléaires tactique. Heureusement pour la population civile, ces tirs se
limitent aux divers fronts, que lesdits civils avaient désertés
depuis belle lurette...
(24 -- 25 décembre): Contre l'avis de ses conseillers, le président
White déclanche une contre-offensive américaine majeure, appuyée
par une frappe nucléaire massive. Son objectif avoué est de faire
reculer les côtes chinoises de plus de vingt kilomètres; c'est un
succès... Du coup, tout le monde se sent obligé de faire de même.
Plus de 1500 impacts nucléaires, parfois avec des armes expérimentales,
ravagent l'hémisphère nord.
Les Eyldar croient l'espèce humaine condamnée et évacuent
en quatrième vitesse ceux qu'ils peuvent vers des cieux plus cléments.
Ce au mépris le plus complet de tous les réglements en vigueur en
ce qui concerne la "non-ingérence dans les affaires d'un monde en
voie de développement". Mais on sait très bien que, pour les
Eyldar, ce que le CEPMES dit et rien, c'est à peu près la même
chose. Pas que pour les Eyldar, d'ailleurs.
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