Eyldar: "Fils des Étoiles"
mercredi 27 juin 2001
Physique
Physiquement parlant, les Eyldar ressemblent suffisamment aux Humains pour
que certains d'entre eux aient pu de tous temps se promener incognito sur Terre
bien avant d'en avoir officiellement le droit. Les Eyldar ont cependant quelques
traits distinctifs: une relative beauté due à des traits très
fins et symétriques, des yeux grands, allongés et en amande et des
oreilles en pointe. Ils sont imberbes; leurs cheveux sont en général
longs, parfois panachés, les teintes de roux étant extrêmement
rares.
Comportement
Officiellement, les Eyldar sont des gens calmes et pacifiques. Pour un peuple
qui a quasiment régné en maître absolu sur un bon bout de
la Sphère (plus des trucs qu'on ne connaît pas), ça surprend.
Ils ont plus ou moins abandonné la vie en cités pour former des
petites communautés semi-rurales, faisant un gros effort pour adapter leur
vie et leur société au rythme de la Nature. Cela a d'ailleurs beaucoup
fait rire en son temps, le coup du féroce conquérant reconverti
dans l'agriculture...
Officieusement, c'est un peu moins clair. Si elle a pas mal évolué
depuis les temps quasi-féodaux de l'Arlauriëntur, leur société
est somme toute encore très rigide, surtout pour un non-Eylda. Elle reste
aussi très repliée sur elle-même, même si un début
d'ouverture commence à apparaître. C'est probablement pour cette
raison que certains d'entre eux sont toujours au fond d'eux-mêmes des "fils
des étoiles" et sont attirés par l'Aventure au-delà de leur
planète mère.
Rien que pour énerver les gens coincés, genre Terriens ou Karlan,
les Eyldar ont tendance à avoir un comportement pour le moins licencieux
en privé, et ce avec une notion de "privé" aux limites étendues.
Nudité domestique, bisexualité et partenaires multiples sont la
norme. S'ils savent se limiter en société, surtout en dehors de
leurs mondes, les Eyldar sont parfois des attentats à la pudeur ambulants.
Longévité
Les Eyldar peuvent exercer un contrôle assez impressionnant sur leur
métabolisme, grâce à une discipline corporelle appellée
le suilekor et qui s'apparente à un croisement entre le yoga et
le tai-chi. Cela explique en grande partie leur longévité moyenne,
qui tourne aux alentours des 2000 ans.
Ils ne vieillissent quasiment pas, du moins physiquement. Souvent, la mort
est volontaire, décidée par l'Eylda lui-même lorsqu'il estime
avoir suffisament vécu; rares sont les Eyldar qui meurent de maladie.
Les Areyldar
Techniquement, un Eylda a en lui une parcelle d'hérédité
humaine (ou atalen, mais c'est à peu près la même chose).
Les Areyldar -- de la racine eyldarin Ar-, "haut" et eylda (que
celui qui vient de suggérer le terme de "High One" se dénonce
immédiatement) -- sont ce qu'on pourrait appeler la "version originelle"
des Eyldar.
Il est quasiment impossible à un Eylda (à plus forte raison pour
un non-Eylda) de reconnaître un Areylda. Le seul point physiologique intéressant
réside dans leur sang, qui possède l'étrange particularité
de s'enflammer pour quelques secondes au contact de l'air. Ceci dit, c'est juste
un gadget pyrotechnique, faisant son petit effet sur les masses incultes et incapable
de générer le moindre dommage.
La population d'Areyldar a nettement régressé pendant la guerre
civile et la Révolution, pour cause de massacre de la classe dirigeante
et d'exode. Cependant, après une relativement courte période d'éviction,
les Areyldar sont peu à peu revenus aux postes importants car, il faut
dire ce qui est, les Eyldar ne sont en général pas très doués
pour les responsabilités...
Les Areyldar sont, pour la plupart, des descendants des grands seigneurs de l'Arlauriëntur.
Les trois familles citées plus haut, qui sont quasiment des "ethnies" distinctes,
sont les Halwyth (sing. Halweth), considérés comme
détenteurs du savoir et des Arcanes, les Tirwyth, "gardiens" et
combattants, et les Linwyth, artistes et conciliateurs. Au sein de ces
peuples, les individus sont séparés en de multiples clans familiaux
(Palarim).
Les Areyldar sont intemporels. Ce qui signifie en clair (et sans décodeur)
que le Temps n'a de prise sur eux que s'ils le veulent bien, et ce à partir
de leur maturité physique et psychique, qui arrive après un lien
(pl. lieni: 144 années solaires). Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont immortels.
Cultures eyldarin
Les Eyldar de la République
La description culturelle ci-dessus s'applique principalement aux Eyldar vivant
en République Eyldarin. C'est la culture dominante, même si on distingue
en son sein pas mal de spécificités dues à un milieu particulier.
Ainsi, les Eyldar de Ringalat ont une solide réputation de contestataires,
prêts à critiquer tout et le reste, principalement par amour du débat;
dans une société eyldarin qui cherche à éviter le
conflit, c'est plutôt mal perçu. Il y a aussi des cultures marines
à l'identité très forte, sur des planètes comme Oreanil
ou Eridia, ou les ethnies stellaires, nomades ou sédentaires, qui ont depuis
longtemps l'habitude de vivre en vase clos et ont gardé leurs petites habitudes
tout au long des millénaires.
Les Eyldardani
Le terme a longtemps désigné les enfants nés de l'union
d'Eyldar et de Terriens. Depuis quelques décennies, il a pris un autre
sens, pour désigner l'ensemble de la culture naissante qui apparaît
là où Terriens et Eyldar cohabitent. C'est principalement le cas
sur Ardanya, qui a accueilli la grande majorité des peuples terriens enlevés
par les Eyldar au cours des siècles.
La culture eyldardani s'efforce de conjuguer l'approche eyldarin de calme,
de pondération, de respect des cycles naturels et de desserrage de ceinture
au niveau sexuel, avec le côté dynamique et quelque peu iconoclaste
terrien. Dans une structure sociale rigide, ce genre d'expérience est un
peu considérée comme jongler avec de la nitroglycérine dans
un magasin de cristal de Bohême.
Les nostalgiques
La chute de l'Arlauriëntur n'a pas fait que des heureux. Nombreux
sont les anciens membres des castes dirigeantes qui ont dû fuir et se cacher
pour échapper aux exactions révolutionnaires, somme toute comparables
à la Terreur. Parmi ceux-ci, réfugiés principalement dans
les Ligues Atlani et la Frontière, beaucoup regrettent le temps béni
de l'empire.
Souvent, leur notion de l'Arlauriëntur est complètement
idéalisée: la jeune génération n'a jamais connu la
réalité de l'ancien régime est est bien souvent bercé
par des versions légendaires qui passent sous silence ses pires côtés.
Il n'empêche que nombre d'entre eux verraient d'un bon oeil un retour de
l'Arlauriëntur. Et quelques-uns ont même les moyens de leurs
ambitions...
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